« Quand on parle de monde inédit, cela signifie un monde totalement inconnu de la plupart de nos compatriotes, et un monde à peine connu parce que découvert chaque jour par ceux qui en sont les acteurs, les experts ou les observateurs, a précisé Laurence Parisot.» Le premier objectif de Cartes sur table est donc de dire méthodiquement, loyalement ce qu’est ce monde a d’inédit, ce qu’il peut être, ce qu’il peut devenir. A travers ce document, « nous exprimons d’une certaine façon un avertissement, a déclaré Laurence Parisot. Cartes sur table, cela veut dire aussi que nous jouons de manière non dissimulée, en donnant des indicateurs objectifs mais également en ne cachant pas nos intentions : donner des éléments de pédagogie économique ; provoquer la réflexion ; susciter des questions et essayer d’obtenir ensuite des réponses. »
« Le monde offre plus de débouchés, plus de concurrence, mais aussi plus d'opportunités » a expliqué Pierre Nanterme, président de la commission économique du MEDEF, en commentant les principaux graphiques de Cartes sur table 2006. Alors que « l'économie mondiale est dans une dynamique de croissance absolument exceptionnelle du fait de la mondialisation, l'Europe n'a pas encore pris le train de la croissance, c'est assez inquiétant, a ajouté Pierre Nanterme. La croissance atteint désormais 8% en Asie, 4% aux Etats-Unis et seulement 2% en Europe. Le poids du produit intérieur brut de la Chine dans l'économie mondiale est équivalent à celui de la zone euro et celui de l'Asie est supérieur de moitié à celui des Etats-Unis.
Le rattrapage des pays émergents est en marche, Ainsi, le revenu par tête a triplé en Chine entre 1990 et 2005 et a été multiplié par 1,5 en Inde. « Ces pays se tournent dorénavant vers la matière grise et la valeur ajoutée, a précisé Pierre Nanterme, observant « que la Chine forme chaque année plus d'ingénieurs qu'il n'y en a en Europe. »

Dans ce contexte, le Medef insiste sur la priorité à mettre sur l'enseignement supérieur qui présente des faiblesses indignes d’un pays développé comme la France. « L'état de nos universités est-il à la hauteur de nos ambitions? N'est-il pas la honte de notre pays?", s’est même interrogée Laurence Parisot. » Dans le domaine économique, le MEDEF appelle à « mettre la création de richesses au coeur de notre projet économique, à libérer l'activité productive et à retrouver notre compétitivité car « c'est la production qui tire la croissance, et non pas la consommation », a insisté Pierre Nanterme.
Tous les éléments de Cartes sur table, ont de quoi « alimenter les débats à venir, s’est félicitée la Présidente du MEDEF, débats qui seront enrichis par la publication à la rentrée d’un Livre Blanc. »
Cartes sur table est également un outil du dialogue économique tel qu’il est initié par la commission présidée par Véronique Morali. Cette dernière entend partir dans les territoires pour échanger autour du Cartes sur table avec les entreprises, leurs partenaires et d’autres publics spécifiques ( journalistes, magistrats, universités …) Deux premières réunions-débat sont d’ores et déjà programmées : le 9 septembre à Marseille et le 21 septembre à Lille.
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