Le niveau confiscatoire atteint par la fiscalité dans notre pays impacte autant les acteurs économiques que les ménages. En ce sens, les entrepreneurs comprennent, dans leur immense majorité, le ras-le-bol fiscal exprimé par les Gilets jaunes depuis le 17 novembre dernier. Mais le MEDEF Provence-Alpes-Côte d’Azur estime que les mesures annoncées par le Premier ministre doivent permettre le retour au calme et rendent légitime une remise à plat de la fiscalité hexagonale.

En annonçant un moratoire de 6 mois sur les hausses de taxes prévues le 1er janvier, le gouvernement reconnait implicitement son erreur d’appréciation et apporte une réponse – certes partielle – aux revendications des Gilets jaunes. Bien que contestable sur la forme, le mouvement aura ainsi permis à nos concitoyens – salariés, dirigeants de TPE et PME, etc. – de se faire entendre par l’exécutif.

Il convient désormais d’élaborer, dans les six prochains mois, une nouvelle feuille de route fiscale dont la rédaction ne peut être que concertée. Cette remise à plat de la fiscalité doit avoir pour impératif la baisse de la dépense publique. Ce n’est qu’à cette condition – qui implique une adaptation de notre modèle social – que nos concitoyens, parmi lesquels des chefs d’entreprise et leurs collaborateurs, pourront constater durablement le desserrement de l’étau fiscal qui les étrangle depuis trop longtemps.

Il est en effet devenu insupportable et démotivant de constater que nos collaborateurs ne perçoivent que 45%, en moyenne, de leur salaire. Un tel niveau de prélèvement tue l’enthousiasme de nos jeunes entrepreneurs et dévalorise le travail de nos salariés. Nous souhaitons dès lors que la rémunération profite essentiellement aux femmes et aux hommes qui rendent possible le succès de nos entreprises.

Notre responsabilité de citoyens engagés et celle du gouvernement sont immenses. Si nous échouons à construire une fiscalité plus juste et compétitive dans les prochains mois, le risque de revivre les perturbations actuelles sera très élevé. Nos entreprises et leurs forces vives – dirigeants et salariés – en ont trop souffert.

Jean-Luc Monteil, président du MEDEF Provence-Alpes-Côte d’Azur, président de la commission Adhérents du MEDEF, déclare :

« Entreprises et ménages, même combat ! Alors que certains cherchent à nous opposer, il convient de rappeler cette évidence. Le niveau astronomique atteint par les prélèvements obligatoires impacte aussi bien nos concitoyens que nos entreprises. Nous comprenons donc le combat mené par les Gilets jaunes mais appelons au bon sens des manifestants. Les récentes annonces du Premier ministre démontrent que le gouvernement a entendu le message qui lui est adressé depuis le 17 novembre. Nous devons par conséquent œuvrer, en cette période de fêtes, au retour au calme et à l’unité. Pour certaines entreprises, Noël représente la moitié de leur chiffre d’affaires. Pour tous les Français, il symbolise le maintien des liens familiaux. Soyons dès lors attentif à ne pas fragiliser davantage notre pacte social. »     

Jean-Louis Maurizi, vice-président du MEDEF Provence-Alpes-Côte d’Azur, déclare :

« La crise économique et politique que nous traversons est d’une rare intensité. Mais profitons de ces moments de difficultés pour remettre à plat notre fiscalité, cause des tensions actuelles. Nouveau Cap, le think tank incubé par le MEDEF Provence-Alpes-Côte d’Azur, publiera dans les prochaines semaines des propositions concrètes en ce sens. Nous sommes en effet convaincus que c’est la responsabilité des entrepreneurs et de la société civile de participer au débat public. »